samedi 15 décembre 2007

Merci les gens / Merci le PSG

Pour commencer, je voulais dire merci à tous les gens qui, par mail ou commentaire, m'écrivent pour me dire qu'ils apprécient le blog. Ce dernier n'a pas encore 3 semaines et je suis content de savoir que certains peuvent l'apprécier voir se retrouver dans les bêtises que j'écris...

Ensuite, je voulais reparler du foot. Je sais bien que ce sujet n'intéresse pas tout le monde, et heureusement, mais bon là je ne peux pas m'en empêcher.

Comme je l'avais précisé dans mon article sur le PSG, je m'étais promis de ne plus revenir au Parc des Princes avant un certain temps, pour des raisons de santé mentale et psychologique évidentes. Mais ce week end, un ami m'a très gentillement offert une place pour aller avec lui suivre la recontre PSG-Toulouse. Tout content donc, je ne me méfie même pas de ce qui peux m'attendre là-bas, malgré mon expérience de matchs catastrophiques du côté de la Porte d'Auteuil, certain par avance que ma présence dans le stade est un gage de réussite et de victoire pour le PSG.

A l'arrivée, bien sûr, le match s'est avéré apocalyptique, nerveusement insoutenable, et j'ai encore entamé mon potentiel d'illusions sur la vie, qui a maintenant atteint une taille critique. Cela dit, faute d'avoir assisté à un de ces buts incroyables qu'on ne voit bien sûr qu'à la télévision (et jamais en France), j'ai été le témoin direct hier après-midi d'un ratage tout simplement hallucinant (c'est l'objet de la vidéo ci-dessus). Tellement hallucinant que j'ai cru sur le moment qu'il s'agissait d'une caméra cachée faite rien que pour moi, que c'était Jean-Yves Lafesse qui était déguisé en joueur de foot africain et que tous les spectateurs était des figurants payés pour me faire cette blague.

En fait, non. Je sais que la majorité des êtres humains meurent sans jamais avoir vu ça de leurs yeux, c'est la raison pour laquelle je remercie le PSG de m'en avoir donné l'occasion, seule équipe a pouvoir mettre en scène un loupé de façon aussi spectaculaire.


"Putain, j'ai encore oublié d'éteindre le gaz..."

mercredi 12 décembre 2007

E Vado Via





Voila la chanson que j'adore écouter en voiture en ce moment. Oui je fais une petite fixette sur l'Italie et la langue Italienne ces jours-ci.

Rien à redire sur l'esthétique très "1991" du clip; belle cravate américaine pour Didier et très belle coupe de cheveux pour Félix. (qui est cette fille qui avait assez la dalle pour lui donner le "baiser fou" dont il parle à 00:35?)

J'arrête de me moquer, ça reste du grand Barbelivien.



Artiste: Didier Barbelivien
Chanson: E Vado Via

DIDIER :
Il pleut dans le ciel d'Italie
Des amours de mélancolie,
Dans les jardins de l'opéra
Elle est partie, elle reviendra.
FELIX:
En souvenir d'un baiser fou,
Je garde un foulard à mon cou
Une lettre où elle m'avait dit
Les derniers mot de Vivaldi:

DUO:
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via

DIDIER:
Il pleut au coeur de Tivoli
Le sanglot long d'une mélodie
J'entends sa voix, j'entends ses pas
Elle est partie, elle reviendra,
FELIX:
En souvenir d'un cri d'amour
D'une chambre vide au petit jour
D'une nuit où elle m'avait dit
Les derniers mot de Vivaldi

DUO:
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via

E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via
E vado via



Bon, une fois n'est pas coutume, le transfert de vidéo de dailymotion sur blogger ne marche pas. Je vous renvoie donc directement sur
la page du clip

A la dérive...

Je vis en province. Voila, pour mes études dans un premier temps, puis pour mon travail ensuite, il a fallu que je m'expatrie loin des trottoirs du 16ème arrdt pour devenir un provincial. Pour faire genre, il faudrait que je dise plutôt que j'habite en "régions"(ce qui ne veut absolument rien dire) parceque maintenant c'est comme ça qu'on dit, "province" étant devenu un terme "discriminatoire". Comme si la région "Ile de France", elle, avait subitement disparu. C'est le même principe que pour l'expression " les jeunes des quartiers" ; on se doute lorsqu'un journaliste emploie cette expression qu'il ne parle pas des minets du quartier de Passy.

Alors là ou j'habite, on est vraiment à des années lumière de Paris justement. Ce qui m'a le plus surpris, quand je suis arrivé ici, c'est de voir des gens me céder la priorité en voiture. Ca a vraiment l'air de rien comme ça, mais je leur en voulais limite à ces gens souriants, de leur gentillesse. J'avais envie de sortir de ma voiture et d'aller les engueuler sur le thème "Réveille toi, bat toi et fait toi respecter, sinon tu te feras toujours entuber par les autres!" C'est quoi cette gentillesse? Non mais...

Bref je me suis fait à cette vie, rythmée par les sourires des gens et les courses au Super U (oui parceque je sais pas pourquoi mais je trouve ça plus classe d'aller au Super U qu'à l'Intermarché). D'ailleurs c'est en voyant les têtes de gondoles Kinder du Super U que je me suis souvenu que Noel approchait. C'est n'importe quoi chez Ferrero, on trouve la dose de boites de "Mon chéri" en rayon alors que, qui putain mais qui achète ces trucs dégueus à l'alcool hein?...Par contre impossible de mettre la main sur le calendrier de l'Avent Kinder...

Tout ça pour dire à propos de Noel qu'en ce moment là ou j'habite on frise l'overdose de kitschitude. Normal. Il faut savoir que lorsque nous nous sommes installés, moi et mon colloc, nous avons fait beaucoup d'efforts pour nous intégrer au tissu social local, notament en nous fondant parmis la population grace à l'acquisition d'objets comme celui-ci :


Là on est vraiment dans le basique d'accord, mais bon, c'est celui qui ne l'a pas qui se fait remarquer...


Mais nous n'avions pas anticipé Noel! Depuis quelques temps en effet, nous nous sommes fait mettre complètement dans le vent par tout le reste de l'immeuble que nous habitons en terme de déco de Noel. Je ne vous parle pas des boules du sapin, non, je vous parle de la déco, la vraie, celle qui s'affirme et s'affiche, pas le truc de débutant, le truc qui montre que vous en êtes, la star incontestée du mois de décembre : le père Noel grandeur nature à accrocher au bout d'une corde à son balcon.

Alors, avec mon colloc on s'est dit que ça craignait trop en voyant les balcons de nos voisins et que ça pouvait pas durer, qu'il fallait qu'on s'y mette aussi si on ne voulait pas paraître trop suspects et se faire rejeter par le milieu dans lequel on vit. On a donc été dans un premier temps à l'Intermarché -parceque lui il préfère cette enseigne- et on a rien trouvé. Et oui, on débute, on connait pas les bonnes adresses. Enfin, "rien trouvé", pas tout à fait puisqu'on a quand même trouvé 2 magnifiques costumes de Père Noel complets avec barbe (7 euros chacun). Mais arrivé à la caisse j'ai fait remarquer à mon colloc que cet achat n'était peut être pas si utile que ça et que, une fois qu'on se serait bien marré à se regarder l'un l'autre habillés en Père Noel dans notre salon, on ne s'en resservirait plus. Voir on se taperait un gros bad suite à une prise de conscience du niveau de nos jeus contenu de notre âge etc...

Donc nous n'avions toujours rien. Alors, tout à l'heure, de passage au Super U, je prends mon courage à 2 mains, et ne réfléchissant plus, j'interpelle une vendeuse pour lui demander si oui ou non il est possible dans ce magasin de se procurer un Père Noel à pendre au balcon. J'avais honte comme jamais, persuadé que la vendeuse allait me dévisager à l'infini ; j'oubliai que vu sa tête elle devait en avoir toute une famille -de Pères Noel- accrochés à son balcon. Bon alors la voici qui m'indique le rayon mais là, désolation, pleurs et grincements de dents, des gens bien plus au taquet que moi ont tout raflé. Je me rabat alors sur la solution de rechange, pas mal quand même, 3 petits Pères Noel sur la même corde, je me dis que c'est un bon début et que l'an prochain finalement avec une peu plus d'expérience je serai prêt pour le Père Noel grand modèle.



Difficile de regarder la caissière dans les yeux après ça...


Je planque le truc au fond de mon caddie sous les bouteilles de Coca-Light et je me dirige vers la caisse, tremblant, persuadé que je vais me faire rafler par la brigade de répression des beaufs juste après avoir payé. Finalement, la brigade n'est pas de sortie, ou alors elle a trop de boulot à l'Intermarché ou on vends des cerfs en plastique doré de 1m de long à poser dans son jardin. Je regagne ma voiture, pas peu satisfait de mon achat, et pour fêter ça, comme je commence à prendre la confiance je met Didier Barbelivien et Felix Gray à fond dans la Ford (voir clip au dessus), je baisse ma vitre, allume une clope, enfile mes Ray-Ban et observe l'attitude des personnes sur le parking, éspérant trouver un signe d'approbation dans leurs regards.

Mais non, rien, tout le monde fait mine de m'ignorer ; finalement ils sont sûrement jaloux de la classe que je dégageai en cet instant, je ne leur en veux pas et, tout compte fait, c'est plutôt bon signe.


Première ascension dans la cuisine avant de s'attaquer au balcon, le premier est à bout, le dernier monte tout en technique, celui du milieu fait n'importe quoi...


Allez, il ne faut pas que je m'enflamme. Rentré chez moi, la nuit est tombée ; je jette un coup d'oeil au balcon du voisin, il a au moins 80kgs de guirlandes éléctriques multicolores qui dégueulent de partout sur son balcon, offrant spectacle le plus classieux qui soit à qui passe dans la rue.

Grosse claque dans la gueule, leçon d'humilité. La route est encore longue...

mardi 11 décembre 2007

SNCF ta mère

Voici un article qui, à lui seul, justifie la création de ce blog tant sont grands ma rage envers l’institution incriminée et mon désir de la tailler (tiens je fais des rimes aujourd’hui…).

La SNCF est une de mes plus vieux ennemis. Alors, comme de vieux adversaires, comme Mitterrand et Chirac, comme Churchill et Hitler, on s’estime néanmoins l’un et l’autre et on sait reconnaitre nos mérites respectifs.

Le TGV de Bioman (force jaune)

Du moins moi, dans de grands élans d’humilité je reconnais les siens. Lorsque j’entends parler de la situation financière difficile qui est celle de cette entreprise, je pense tout de suite à une mesure de premier ordre que je devrais suggérer de prendre au PDG de la SCNF et qui consisterait à supprimer immédiatement la cellule spéciale constituée d’ingénieurs (talentueux) dont le seul but est de travailler à me créer les pires enmerdes dès que j’envisage de me déplacer par voie ferroviaire, c'est-à-dire souvent. Vu les résultats probants obtenus par ladite cellule, l’ingéniosité dont elle sait faire preuve et son efficacité en toute saison, j’imagine que ça représente un nombre important de cadres de hauts niveaux et donc une masse salariale conséquente que la SNCF devrait un jour dégager sous un prétexte quelconque pour le bien de ma personne.

Voici un bref aperçu de leurs méfaits récents, leurs plus grands coups d’éclats.

A Paris un dimanche après-midi, ayant –une fois n’est pas coutume- repoussé les limites de mon extraordinaire capacité habituelle d’anticipation, j’arrive en avance à la gare. Mais sans billet puisque, si je l’ai payé chez moi via leur site Internet moche, il me reste à en prendre possession.

"Tu veux être mon ami?"

Et là, devant moi, un spectacle apocalyptique digne des heures les plus noires de l’exode de 1940 ; une foule innombrable s’entasse, l’air apeuré dans le hall de la gare, dans un bordel général comme seul l’administration Française est en mesure de les créer. Les Allemands marchent ils sur Paris ? Les premières sources démentent cette information. Alors qu’est ce que cette concentration de malheureux aux airs de téléspectateurs de Mireille Dumas ? Et là, la SNCF apparait dans tout son vice et son horreur : l’ensemble des automates jaunes, ces machines à écrans tactiles ou l’on perd son temps en faussses manips’ dès que l’on ne touche pas exactement le bon endroit etc..-L’ensemble de ces machines donc, qui travaillent néanmoins 1000 fois mieux qu’un « guichetier », souvent un connard, est en panne! Voila, ça c’est cadeau, juste pour le fun. Je m’incline devant un tel coup de génie et je me résous à prendre ma place dans la longue file des condamnés à attendre 3 plombes, à rater mon train, et au final à devoir adresser la parole à une des grognasses derrière son hygiaphone pour obtenir mon billet.

Il y a peu, j’arrive en retard dans une gare en province, persuadé d’avoir raté mon train. Disons que mon train était à Xh39, et j’arrive dans la gare à Xh46, résolu à prendre le suivant. Je lis sur le tableau d’affichage que mon train a 10 minutes de retard. Génial, je ne l’ai donc pas raté…Je cours alors acheter le Figaro au kiosque –ce qui me prends 30 secondes, quitte à me faire dévisager par la marchande de journaux, comme si en lisant ce journal j’incarnai à moi-seul, du même coup, un mélange de Pinochet et de Jean-Marie Meyssier en plus méchant. Il est donc Xh47 lorsque je me pointe sur le quai ou je vois le train se barrer sous mes yeux. Et oui, le retard était de 5 minutes, pas de 10, bien fait pour ma gueule, il ne fallait pas que je me fie au tableau des départs. Sur le coup j’ai juste trouvé ça mesquin.

Toujours dans une gare de province, j’ai absolument besoin d’un renseignement que seul un humain peut me donner. Tant pis pour les machines jaunes, je vais devoir aller affronter une conasse à l’accueil. Au guichet je tombe sur ce panneau tellement hallucinant que je l’ai photographié. Je dis bravo, rien à rajouter, un panneau qui veut à ce point rien dire c’est très bien joué. Des sommets de j’men foutisme…Comme les machines jaunes ne parlent décidément pas et ne peuvent donc rien pour mon cas et que je dois absolument parler à quelqu’un, j’attends. 15 minutes. Lorsque la guichetière apparait enfin, après avoir fini de fumer ses 5 clopes ou d’avoir appelé ses copines qui elles aussi bossent à la SNCF, je n’ai qu’une envie, c’est de la frapper à mort à coup de sac de voyage. Je prends sur moi, lui sourit dans un effort surnaturel et lui demande : « Alors, tout fonctionne bien ? » Elle me regarde, l’air ahuri. Je lui précise « Oui, j’ai bien lu votre panneau, j’espère que tous les équipements de la gare fonctionnent bien ». Elle se bloque, ne répond pas à ma question et me demande l’objet de ma présence au guichet.

Il y a aussi les contrôleurs, comme celui qui arrive dans mon compartiment et qui, voyant que tout le monde s’affaire à chercher son billet ou sa carte de réduction déclare « C’est bon, c’est bon vous avez tous vos billets hein ? Très bien » et se casse. Mais connard tu sers à quoi ? A traquer les bandits qui ne font pas l’effort que je fais, celui de débourser cette somme toujours en augmentation qui autorise à voyager dans un train de l’Etat non ? C’est vraiment le truc qui me met hors de moi. Ou bien celui qui, la queue de cheval au vent, se ballade avec une cravate magique qui se soulève, un jeu de cartes géant et tout un tas de foulards de couleurs et qui se livre à des tours de magie qui ont l’air de l’absorber bien plus que son métier premier (sous le regard ébahis de quelques voyageurs niais). Non mais ! Est-ce que c’est ça qu’on attend d’un contrôleur ? Je me vois bien balancer des tours de magie à mon travail moi.

Plus fourbe, le fait de me faire prendre un train Italien pour aller à Paris. C’est un train qui fait 90% de son trajet sur le territoire Français, mais ou le wagon restaurant est Italien, bien sûr. Je me dis chouette ce sera un peu moins cher. Que dalle. Et puis bien sûr aussi, la bonne femme derrière le comptoir du wagon restaurant, qui est ritale, ne bite pas un mot de ce que je lui demande, et réciproquement. Bien entendu au bout de 2 minutes tous les voyageurs présents, tous Italiens eux-aussi me dévisagent comme si j’étais le dernier des neuneus et je n’obtiens pas ce que je veux. A la place je me retrouve à devoir choisir entre plusieurs sandwichs tous aussi chelous les uns que les autres. J’en prends un au pif et bien sûr il est dégueulasse, c’est un club sandwich au fromage avec un légume étrange dedans. On dirait une farce et attrape. Super.

Enfin, le coup de l’Inconnue du train, ce truc qu’on voit dans les films, ça n’arrive jamais. Je ne me retrouve jamais à coté de belles femmes dans le train. Ca m’est arrivé une fois, lorsque j’étais étudiant et que je voyageais en 2nde ; maintenant que je voyage en 1ère, je suis toujours avec des vieilles à tête de féministes, des types glauques à tête de célibataire endurcis, des cadres dépressifs qui bossent tout le trajet durant, voir des vieux qui me draguent. On devrait pouvoir voir la tête des gens qui vont nous entourer dans le wagon lorsqu’on réserve un billet, ça éviterait des surprises. J’ai mis longtemps donc, à comprendre que les bombes sont toutes en 2nde, mais pour rien au monde je ne quitterai la 1ère. Ne serait ce que parce qu’on peut y lire le journal du TGV, une sorte de Teknikart du pauvre écrit par des journalistes de seconde zone et dont la ligne éditoriale consiste à encenser tout ce qui se veux cultureux, parisianiste et écolo-idiot. On y célèbre Delanoë, le cinéma d’auteur et tous les trucs tendances qui frisent le zéro d’une façon générale. A commencer par IDTGV, le TGV+ + + ou on peut jouer à la console, profiter d’un espace « IDZen » ( ?), et d’un « IDbar » ( ???). J’aurais préféré que l’argent investi dans ces gadgets de bobos de province soit dépensé pour faire arriver les trains à l’heure. (oui j’aime bien endosser l’habit du rabat-joie).

Et puis pour finir, même si je vais forcément oublier des choses dans les reproches que je fais à la SNCF, il y a une chose que je ne peux pas oublier et que je ne lui pardonne pas -à la SNCF-, c’est de se faire un chantre de ce que Philippe Murray mon maître à penser appellait la « pollution lyrique », cette façon idiote de donner un pseudo aspect poétique à des choses qui n’en ont pas, pour les rendre à priori plus attrayantes, ce qui ne sert à rien. Exemple avec cette annonce pour un changement d’horaires des trains régionaux (encore une photo perso). Pourquoi mettre des portées de musique et figurer des horaires comme des notes. Quel est le sens de tout ça ? Est-ce que le message passe mieux ? Est-ce que c’est juste pour fournir une preuve que SNCF=décalé=pas ringard=bien ?

J'ai pas de chute. Ah si, je pourrais dire que finalement, ce petit côté "fun", ça change du train-train ordinaire. Non finalement j'en ai pas.

jeudi 6 décembre 2007

L'alcool du peuple

Je ne comprends pas la fascination qu'exerce l'alcool passé un certain âge. Voila, nul doute que durant l'adolescence, l'alcool à outrance soit un symbole de transgression des "interdits parentaux" mais à l'âge adulte, alors que c'est devenu tout ce qui a de plus légal et conventionnel j'ai envie de dire "à quoi bon s'enthousiasmer outre mesure?" "Non?"

J'en ai assez, en fait, d'entendre les mêmes récits de week end depuis des années par des personnes qui éspèrent secrètement impressioner voir créer un effet de surprise en détaillant les quantités d'alcool ingurgitées durant une soirée, et ce bien sûr en grossisant malignement les chiffres des verres/shots/bouteilles descendues. Je le dis net, j'en ai rien à fouttre. Marre de ces histoires de "ouais je me suis collé une de ces lattes, et puis X a tout dégueulé ah! ah! ah!"Ouais c'est trop la déconne...

Pourquoi est ce que ce sujet me tiens à coeur en ce moment? C'est que dans le cadre des mes activités professionnelles, je suis amené à cotoyer des personnes d'une finesse rare, et que j'ai remarqué ces derniers jours, comme nous sommes souvent en déplacement, que, nul part ou l'on se déplace, il ne peut pas ne pas y avoir d'alcool, comme si une malédiction mortelle allait s'abattre sur celui qui se coucherait après avoir bu un oasis tropical...

La source, l'alpha et l'oméga, le maître du savoir vivre français


Alors en guise de "goodie", je vous livre quelques secrets, quelques répliques en fait qu'il vous faut absolument sortir lorsque vous êtes à table en compagnie du fan club de Didier Gustin :

- Au préalable, il faut être attentif à son environement sonore ; dès que le bruit caractéristique que fait le bouchon lorsque l'on ouvre une bouteille de vin se fait entendre, crier "présent!", ce qui ne manquera pas de faire s'esquisser un sourire sur les visage de vos camarades de misère. Si par malheur l'un des convives plus vif avait réagi avant vous, il faut alors lui rétorquer, en admettant qu'il s'appelle X sinon la phrase suivante n'aura pas de sens : "ah! ah! ah!, toi X tu n'es jamais le dernier pour boire! ah! ah! ah!" (même si vous le connaissez du jour-même) avec un sourire qui se voudra complice.

- Ne jamais ô grands dieux jamais refuser la moindre goutte d'alcool qui vous est proposée sous peine d'être considéré comme un traître ; d'autre part les autres ne comprendraient pas cette réaction. Même si l'on est deshydraté et qu'on a déja mal à la tête (je l'ai vécu), il faut accepter l'alcool qu'on nous sert quitte à ensuite profiter du court intervalle entre le moment ou l'on finit son verre et celui ou quelqu'un pris de pitié va le re-remplir pour se servir en eau (quand il y en a).

- Guêtter autour de soi celui qui va se reservir en premier pour lui asséner dans la foulée (on va dire que c'est encore X parcequ'aujourd'hui il est en forme) "Et ben X ça va! tu te laisses pas mourir ah! ah! ah!". C'est toujours considéré comme de bonne guerre.

- Dès qu'on a fini une bouteille, ou plutôt dès qu'on l'a "tombée", il faut la lever trionphalement en déclarant d'une voix forte et martiale "Encore une que les rouges ne boiront pas!", ce qui déclenchera l'approbation générale.

-Enfin, dans la foulée, ne pas poser la bouteille mais la pointer vers la serveuse et haranguer celle-ci de la sorte "Amenez la soeur!"

Bon, pour finir je vous laisse avec 3 de ces petites citations qu'on retrouve écrites en lettres gothiques sur des écritaux au dessus du bar dans les vrais troquets d'alcoolos (même si c'est un peu "light" comme excuses, comme ça a l'air de nous venir du fond des âges, ça leur sert de cautions). Mes préférées sont de loin celles qui parlent de sentiments et d'alcool, comme la première des 3 ci-dessous. C'est kitsh au possible et c'est d'une connerie...j'adore.


"On distingue dans l'eau son propre visage;
Mais dans le vin on apperçoit le coeur d'un autre"

"La sobriété est une hallucination due au manque d'alcool."

"On boira du lait le jour ou les vaches mangeront du houblon."


Voila c'est charmant comme tout.

Sinon, si vous avez dans vos amis, des gens qui sortent des phrases comme "Il vaut mieux être bourré que con, ça dure moins longtemps", je vous confirme que vous êtes près de toucher le fond.

dimanche 2 décembre 2007

Je ruine ma carrière en 2 secondes

LE BOULET... PSG - Caen
Vidéo envoyée par larsen42

(Avec un ralenti magnifique)

Paris Saint Germain

Et oui, encore quelquechose d'inavouable, je suis un fan du Paris Saint Germain. Pas le fanatique, celui qui investit tout son smic voir son RMI dans son abonnement au Parc des Princes et dont la vie sociale se résume à des soirées bière-baston le samedi soir à la porte d'Auteuil, non mais bon quand même, bien que je ne sache pas à quel moment précis de ma jeunesse tortueuse ça m'est venu, je supporte le PSG. Avec le recul, je mets ça sur le compte de mon masochisme latent ; je n'aurais sûrement pas supporté de voir mon équipe favorite gagner tout le temps, là au moins niveau malheur je suis servi.

Liptonic, Seat et Tourtel, trois sponsors synonymes de prestige...
Maillot du PSG en 1995

Cela dit, ça fait quelques temps que j'ai arrêté d'aller les voir jouer, depuis le mois de mai plus précisément, après que plusieurs soirées à 80 euros (la place+la bière d'avant match+le hot dog pourrave parceque ça fait partie du mythe+la bière d'après match+une autre pour oublier que le PSG est nul+une autre parcequ'en plus d'être déprimé par le score final je me rends compte que je suis célibataire et que je passe mes samedis soir entre-couilles etc...) bref après de nombreuses soirées passées parmis les boeufs alcoolisés du virage Boulogne à m'égossiller en perdant toute dignité à chaque but/faute/décision de l'arbitre, avec comme seule excuse que dans la tribune il y en a des plus vieux que moi qui font pareil (ce qui est très moyen comme excuse), j'ai enfin compris que visiblement ma présence n'avait que peu d'influence sur le cours du jeu, et donc que, quitte à aller voir le PSG perdre, j'y retournerai quand je serai très riche ou quand j'aurai la certitude que le match a été acheté par les dirigeants parisiens ou encore si un jour je suis vraiment trop trop heureux dans ma vie et que j'ai oublié ce que c'est que d'être malheureux - je me paierai ça pour le fun (ha! ha! ha!).

Donc, si je ne suis pas d'une assiduité religieuse au Parc (oui pour ne pas passer pour le dernier des newbie il faut dire "Le Parc" - leçon n°1), je suis tout de même les résultats de mon club favori. Et lorsque le samedi soir je rentre d'une soirée, l'un de mes premiers gestes c'est d'aller voir la page de garde du site du PSG qui livre son verdict implacable sur le match joué le soir-même, bref qui en donne le score.

Donc, hier soir, je m'empresse, comme à mon habitude de taper l'adresse dudit site, éspérant secrètement trouver dans un hypothétique bon résultat du PSG une raison de porter un intérêt nouveau à la vie. Or, hier soir, le PSG jouait à Paris contre Caen. Pour ceux qui s'en tapent du football, et ils sont nombreux, il faut que je précise avant d'aller plus loin que Caen, dans le football français, n'est pas ce que Raphael et Etienne Daho réunis sont à l'extinction de voix, bref, ce ne sont pas des stars. C'est une équipe cheap qui craint, qui vient de Caen (trop ringard!) et qui portait "Moulinex" comme sponsor durant les années 90.

Bon et ben hier soir, alors que le PSG déja bien mal en point au classement (comme c'est étonnant...) ne pouvait que gagner face au modestes Caennois ou Caennais ou Caennabis je ne sais plus (de toutes façons la ville de Caen n'intéresse personne), bref le PSG s'est lamentablement piné en perdant 1-0. Et comme cette fois-ci, ces blaireaux ont décidé de jouer au nom de l'humour et d'offrir les droits de rediffusion à la chaîne Comédie, je vous fait partager le grand moment de football qui a décidé dur sort du match (voir vidéo ci-dessus).

Je ne suis pas du genre à critiquer facilement (si en fait) et il est vrai que lorsque je jouais au foot dans le club de mon collège je faisais souvent perdre mon équipe en prenant des cartons rouges à la pelle, mais bon là quand même le fautif, qui s'appelle Cerea et qui n'a plus qu'à s'enfermer dans un monastère trappiste pour le restant de ses jours, et bien c'est quelqu'un dont le métier ce n'est QUE jouer au football. Ca veut dire que le matin, quand il se lève, il se dit pas je vais pas travailler, il se dit tiens et bien moi aujourd'hui je vais jouer au foot. Donc il ne fait QUE ça. Et avec son salaire il pourrait nourrir pendants des décénnies l'ensemble des familles de ceux qui, au Pakistan ou dans je ne sais quel autre pays pourri travaillent dans les usines qui ont fabriqué son maillot, le ballon du match etc...-et leurs maîtresses-. (Je met ici fin à cette petite digression marxiste). Bon et bien avec tout ça il trouve le moyen, Cerea, de marcher sur le ballon et de se vautrer comme une tache. Tant d'argent dépensé en vélibs et en Tramways alors que le club de foot de la capitale est composé de clowns intérimaires ; on voit tout de suite ou la mairie de Paris place ses priorités.

Francis Borelli, ancien président du PSG, posant pour la postérité avec le fan club de Mika


Ce qui m'amuse c'est le résumé fait par le site officiel, lorsque le PSG perd c'est à dire souvent. Comme je plains le rédacteur qui devrait écrire, s'il était franc, "Le PSG est vraiment trop nul, ce soir ils se sont lacérés en se faisant battre par une équipe de merde, c'est lamentable. Ils vont descendre en Ligue 2 et ce sera bien fait pour leurs gueules de minables" et qu'on oblige à écrire "Toujours à la recherche d’une première victoire au Parc des Princes, le PSG comptait sur la réception de Caen, qui n’a marqué qu’un seul but à l’extérieur, pour se relancer. Le sort en a voulu autrement. Dominés, les Normands ont marqué sur leur unique occasion du match (75e). Une défaite qui enlise un peu plus le PSG dans la zone rouge."

C'est dans des moments comme celui-ci que j'en veux au Ciel de m'avoir fait supporter du PSG. L'autre jour à la boutique du PSG sur les Champs j'ai acheté dans un élan compulsif la réédition du maillot de 1981 que des marketeux ont sorti pour les gens comme moi qui dépensent leur argent de façon irrationnelle avec des prétextes comme "ouais mais 1981 c'est l'année de ma naissance donc tu vois...", "non mais si tu veux c'est pas si moche que ça, c'est même très tendance de porter un maillot vintage en ce moment" etc...Alors que en fait je me rends compte maintenant au vu des résultats actuels du PSG que porter ce truc m'exposera à toutes sortes de moqueries, voir à des agressions physiques subites et répétées si je me balladai avec au Sud de la Loire. En plus il y a écrit RTL en gros dessus, la radio de Julien Courbet et Philippe Bouvard.
Pourquoi j'ai 12 ans dans ma tête?